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  1. #1

    Rapport du BSAC sur les incidents de plongée en 2016 - Incidents de Decompression

    Incidents de Décompression
    75 incidents de decompression ont été répertoriés en 2016, certains d’entre eux impliquant plus d’une personne par incident.
    L’analyse du BSAC indique que les incidents de décompressions sont liés a des plongées pour :
    · 36% dans les limites des tables ou ordinateurs
    · 22% de type successive
    · 22% plus profondes que 30m
    · 19% avec une remontée rapide
    · 2% avec une absence de palier de décompression

    Etant donné que 36% des incidents de décompression surviennent dans des plongées dans qui sont dans les limites des tables ou ordinateurs, les plongeurs se doivent d’être attentifs pour n’importe quel symptôme de décompression survenant pendant n’importe quelle plongée.

    Le nombre d’accidents de decompression répertoriés en 2016 est presque le double de 2015 et renverse la tendance décroissante observée les 6 années précédentes. Tous les incidents de décompression ne sont pas capturés mais les 75 incidents répertoriés sont suffisants pour effectuer l’analyse décrite ci-avant.
    Clear Water Never Make Skillful Diver

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  3. #2
    Ce qui est interpellant c'est que presque un tier des accidents de decompressions sont survenus alors que la plongee respectait les tables/ordis.
    Plutot flippant, non?
    Clear Water Never Make Skillful Diver

  4. #3
    Ce qui serait bien de savoir: c'est le % d'ADD liè a une utilisation "Borderline" des tables ou de l'ordi
    La véritable richesse c'est le savoir. Lorsqu'on donne son savoir on ne divise pas sa richesse, on la multiplie!

  5. #4
    J'allais le dire... certains plongeurs jouent avec les limites et oublient trop facilement que les informations affichées sur les ordinateurs sont des algorithmes basés sur des statistiques et non des "lois immuables".

  6. #5
    Il faut aussi voir si le plongeur n'a pas trop triturer le GF (modifiable sur certains ordis) et ce sans vraiment savoir ce qu'il fait
    La véritable richesse c'est le savoir. Lorsqu'on donne son savoir on ne divise pas sa richesse, on la multiplie!

  7. #6
    Je suis en train de lire les descriptions des incidents de decompressions. C'est parfois tres detaillé mais en general assez sommaire. Donc pour le GF, tu oublie

    Pour l'instant j'en ai lu 18 sur 75 et j'ai note les causes potentiellement aggravantes suivantes:
    - plongees successives
    - exercices de remontee
    - temperature basse
    - remontee +/- incontrollee.

    Dans plusieurs cas, on retrouve plusieurs de ces causes dans un incident.
    Par exemple: 3 plongees successives (-5m, -9m et -16m) ET dans de l'eau a 7deg ET exercices de remontee. Resultat: un plongeur sur les 4 de la palanquee a subit un incident de decompression. Donc la condition physique intervient egalement et une suspicion de foramen ovale ouvert est souvent evoquée pour expliquer l'incident.

    Je vais poursuivre ma lecture dans les prochains jours et essayer de faire un tableau; cela pourrait donner un bon eclairage sur la problematique... ou pas.

    Si quelqu'un a des suggestions sur les criteres a surveiller particulierement, je suis preneur.
    Clear Water Never Make Skillful Diver

  8. #7
    Citation Envoyé par Lucky07 Voir le message
    une suspicion de foramen ovale ouvert est souvent evoquée pour expliquer l'incident.
    Vu que 30% de la population a ça, ça explique souvent l'incident.
    Carpe Diem

  9. #8
    Je pense, mais bien dit je pense .... que le FOP est un peu la "tarte à la crème" lorsqu'on n'apas envie, oupas les moyen d'investiger en détail
    La véritable richesse c'est le savoir. Lorsqu'on donne son savoir on ne divise pas sa richesse, on la multiplie!

  10. #9
    Une étude similaire de la NSS-CDS concluait qu'un grand nombre accidents de plongée souterraine étaient dûs à "systematic over-confidence which leads to taking higher risks, combinated with the systematic under-estimation of the overhaul impact of cumulated smalls incidents".
    Cela peut certainement être extrapolé à la plongée loisir également.
    I am the right brain. I am creativity. A free spirit. I am passion. Yearning. Sensuality. I am the sound of roaring laughter. I am taste. The feeling of sand beneath bare feet. I am movement. Vivid colors. I am the urge to paint on an empty canvas. I am boundless imagination. Art. Poetry. I sense. I feel. I am everything I wanted to be.

  11. #10
    Rapport BSAC : suite

    Traduction de la partie sur les incidents relatifs aux matériel :

    Equipement
    Novembre 2015 16/013

    Lors d’un exercice en hiver, plongée du bord, un plongeur a gonflé son parachute à -12 m, utilisant son détendeur de réserve. Le détendeur s’est mis en débit constant sans possibilité de remédier au problème.
    Le plongeur est alors passé sur son système de secours, à savoir son « pony bottle » pendant que son binôme fermait la bouteille du détendeur en débit constant. Le binôme à ré-ouvert doucement et le détendeur ne s’est plus mis en débit constant mais la pression avait chuté de 210 à 100 bar.
    Le plongeur est repassé sur sa bouteille (P diminuée) et les plongeurs ont continué la plongée en raccourcissant ce qui avait été planifié mais en gardant de quoi rejoindre la surface et ressortir avec la réserve d’air préconisée. La profondeur max atteinte a été de -13 m pour une durée totale de plongée de 16 min.

    Novembre 2015 16/011

    3 plongeurs effectuaient une plongée hivernale du bord et à -12 m l’un des membres (n°1) a commencé à gonfler son parachute avec son détendeur de secours qui s’est mis en débit constant. Un des deux autres plongeurs a donné son détendeur de secours au plongeur n°1 et a refermé la bouteille pour ensuite la rouvrir doucement, résolvant ainsi le problème de débit constant. Le plongeur n°1 est alors repassé sur sa bouteille et a complété la procédure de mise en œuvre du parachute. La palanquée a ensuite contrôlé respectivement la pression d’air dans les bouteilles et continué à plonger. Prof max atteinte de -13 m pour une durée de 28’ incluant un palier de sécurité de 3’ à -6m, cela sans plus aucun incident.

    Novembre 2015 16/012

    Trois plongeurs effectuaient une plongée d'hiver du bord. Tout en gonflant son parachute à -12 m, l'un des détendeurs de secours du plongeur est entré en débit constant. En dépit des tentatives pour remédier à cette situation, y compris en respirant et en le tournant à l'envers, le débit constant a continué. Le plongeur est passé le détendeur de secours d'un de ses copains et a indiqué qu'il devait fermer sa bouteille. Le copain a fermé puis lentement ré-ouvert la bouteille sans qu’il n’y ait plus de débit constant. Le plongeur a repris son détendeur principal et a noté que la pression de sa bouteille avait chuté à 120 bars. La palanquée a interrompu la plongée et ont fait surface avec un temps total de plongée de 25 min à une profondeur maximale de -13 m.

    Décembre 2015 16/018

    Trois élèves et leur instructeur effectuaient une plongée hivernale de formation et du bord. À -6 m, l'un des élèves a gonflé son parachute, son détendeur de secours c’est alors mis en débit constant. Malgré les tentatives pour résoudre le problème, le débit constant a continué. L'élève est passé sur le détendeur de secours de l'instructeur et lui a demandé de fermer sa bouteille. Une fois le débit constant arrêté, un des autres élèves a lentement ouvert le la bouteille sans reprise de débit constante, l'élève a repris son détendeur principal. Sa pression de bouteille était tombée à 120 bars. Tous les plongeurs sont revenus à la surface avec une durée de plongée de 15 min.

    Mars 2016 16/061

    Première plongée du bord au deuxième jour d'une formation plongée, un instructeur et deux élèves ont effectué une plongée à une profondeur maximale de -10 m. À -6 m, l'un des élèves a eu un débit constant sur son octopus. L'instructeur a donné son octopus à l’élève et fermé la bouteille. Après réouverture, l’élève a repris on détendeur principal et les plongeurs ont continué leur plongée et ont fait surface avec une durée de plongée de 40 min.

    Mars 2016 16/060

    Dernière plongée du bord
    lors d’une Fmn plongée, deux plongeurs ont atteint une profondeur maximale de -12 m et sont montés sur une plate-forme de formation à -6 m. L'un des plongeurs a gonflé son parachute avec son octopus mais il s’est mis en débit constant. Son copain lui a présenté son octopus personnel et a fermé la bouteille du puis l’a ré-ouverte, mais le détendeur a continué à fuser. Le binôme a de nouveau fermé la bouteille et les plongeurs ont effectué une remontée contrôlée sur la bouteille du binôme et ont fait surface avec un temps de plongée de 35 min.

    Avril 2016 16/067

    Un « élève » et deux instructeurs, agissant en tant qu’« élèves » font la dernière plongée d’une Fmn Moniteur. Le candidat a entamé le gonflage de son parachute à -6m, son octopus est passé en débit constant. Il est passé sur l’octopus d’un des instructeurs qui a fermé et ré-ouvert la bouteille stoppant ainsi le débit constant. Reprise du détendeur principal par le candidat ensuite la palanquée a fait surface peu après avec une durée de plongée de 17 min à une profondeur maximale de -6 m.


    Avril 2016 16/066

    Deux plongeurs, l'un utilisant un recycleur, ont effectué une plongée de bateau jusqu'à une profondeur maximale de -12 m. Après 22 ‘ plongée, le plongeur au recycleur a une alarme CO2. Après avoir effectué une dilution, l'alarme est revenue, de sorte que le plongeur est passé sur sa bouteille de secours et indiqué à son copain de remonter. Le copain a déployé son parachute, les plongeurs ont fait une remontée normale et ont fait surface avec un temps de plongée de 25 min. En surface, après contrôle du matériel, le plongeur a constaté après le démontage, qu’il n'y avait pas assez de graisse sur l’O ring de l'épurateur.

    Avril 2016 16/073

    Deux plongeurs ont effectué une plongée Zodiac sur une épave en utilisant chacun une bouteille de 12 lt. La palanquée est descendue le long du filin marquant l’épave et à environ 30m et 15 minutes de plongée, l'un des plongeurs a indiqué 100 bars atteints et, comme prévu, ils ont entamé de retourné vers le filin afin d’entreprendre une remontée. 2 minutes plus tard, le binôme remarqua que de l'air s'échappait derrière la tête du plongeur en même temps que celui-ci indiquait qu'il n'avait plus que 50 bars. Réalisant qu'ils n'allaient pas revenir au filin, le binôme a rapidement déployé son parachute et la palanquée a commencé sa remontée pleine eau. À environ 25 m, le plongeur a calmement signifié sa panne d’air et a commencé à respirer sur l’octopus du binôme. Le copain a pris la DP et sont remontés à vitesse normale vers la surface mais en passant outre de leur palier de sécurité de 3’ à -6m. Ils ont fait surface avec un temps de plongée de 22 min à une profondeur maximale de 32 m. Les plongeurs ont été récupérés à bord du RHIB (+/- Zodiac) sans autre incident. Une première inspection du détendeur du plongeur a révélé une légère perte couplée à une fuite intermittente de l'air. A terre, il est apparu que le raccord DIN du détendeur n'avait pas été complètement serré lors du montage et suite à une inspection plus approfondie, l’O ring était intact, pas de bris de pièce sur le siège du clapet et pas de fuite constatée lors d’un montage sur une autre bouteille. La bouteille de la plongée a été regonflée et utilisée pour une plongée le lendemain sans incident.

    Avril 2016 16/091
    Un plongeur utilisant du Nx 25 et un Nx 80 pour la décompression a dirigé une plongée sur une épave à une profondeur maximale de -48m. Il a bien largué la bouée de marquage reliée à l’épave (shotline) et a effectué une déco de 1 min à -27 m et un arrêt de 1 min à -16 m. Ensuite, au cours de son arrêt de 15 minutes à 6 m, il a pensé qu’une des bouteilles (Sidemount) avait cogné contre l’inflateur de sa combi. La soupape, qui était neuve, était bloquée et a gonflé rapidement. Le plongeur a eu difficile à purger le gaz de sa combi car il portait une souris d'hiver épaisse qui était très ajustée et ne permettait pas une purge rapide du gaz. Il a réussi s’aggriper au câble de la bouée marqueuse, mais ensuite est remonté de -6m à -2m, il est redescendu rapidement à -6m pour compléter sa déco. Le plongeur a fait surface avec une durée de plongée de 50 min.

    Mai 2016 16/153

    Deux plongeurs, dont l'un était instructeur, ont effectué trois plongées du bord. Les deux premières plongées ont une profondeur maximale de 15 m pour un temps de plongée de 30 min et à une profondeur maximale de 20 m pour un temps de plongée de 30 min. La troisième plongée, avec une profondeur maximale de 21m, l'un des plongeurs a subi un débit constant de son détendeur et une remontée rapide a été effectuée. Les plongeurs ont fait surface avec un temps de plongée de 10 min et l'un des plongeurs aurait eu des saignements de nez.
    Mai 2016 16/098
    Un plongeur chargeait son matériel d'un ponton sur un zodiac, et a entendu quelque chose siffler. Il a écouté tous les tuyaux, détendeurs complet, il a pensé que le sifflement semblait venir du coin de la sangle bouteille de son gilet. Le plongeur a fermé sa bouteille, purgé le détendeur, mais le sifflement a continué, toujours région dorsale du gilet. Un autre plongeur est arrivé et ils ont placé l'ensemble dans l'eau sur le côté du Zodiac et ont vu des bulles venir de la paroi de la bouteille. Ils ont retiré la bouteille, démonté les détendeurs et ouvert les robinets pour vider la bouteille. Celle-ci a été laissé au milieu du ponton, qui avait été évacué par précaution, et les plongeurs se sont éloignés pour attendre la purge totale de la bouteille c. cette bouteille a subi une ré-épreuve hydraulique et un dégraissage pour l’O² en 2014 et la société de ré-épreuve avait indiqué que des taches de rouille isolées avaient été trouvées sur la base interne du cylindre, et donc a subi un sablage. La bouteille a été remise en service avec une nouvelle date de ré-épreuve en janvier 2017. Elle a été donnée pour inspection au centre de plongée et le technicien a signalé qu'il s'agissait du pire cas qu’il ait jamais vu concernant l’état interne de la bouteille qui contenait un fond d’eau salée. La bouteille a été déclassée. Le technicien a également conseillé que si un tel problème devait se produire à l'avenir, il valait mieux laisser la bouteille dans l’eau pour la purger, celle–ci absorberait mieux l’onde de choc en cas d’explosion de la bouteille.

    Juin 2016 16/280

    Un plongeur a été repéré seul à la surface et en train de nager. D'autres plongeurs, qui ne le connaissaient pas, ont confirmé qu'il n'était pas utilisé comme « pseudo-victime » pour un exercice de sauvetage. Un instructeur a interpellé le plongeur et lui a demandé de revenir vers le ponton. Le plongeur n'a pas suivi les instructions, alors ils sont entrés dans l'eau et l'ont aidé à revenir au bord. Il a été déséquipé et soutenu par les plongeurs pour s'asseoir afin qu'il puisse se reposer. Le plongeur a expliqué qu'il était à une profondeur maximale de 8m et avait subi un dysfonctionnement de son détendeur, celui-ci ne débitant plus d’air malgré une P de 120 bar au mano. Son binôme a été remonté et assisté par d’autres plongeurs.

    Juillet 2016 16/165

    Un plongeur utilisait son bi-bouteille à une profondeur de 4 m en piscine. Son bi comprenait 2 fois 7 lt indépendants en 300 bar, chacun avec un détendeur principal, un octopus et un manomètre. Le bi avait été contrôlé cinq mois plus tôt. Le plongeur a constaté, en passant d’un détendeur à l’autre, il n'avait pas d'air. Retour en surface et contrôle de l'équipement, le plongeur a constaté que le détendeur qui n'avait pas fonctionné ne le faisait qu'à une pression inférieure à 280 bars et que la bouteille avait été remplie à 300 bars. À une pression supérieure à 280 bars, le premier étage du détendeur restait bloqué et ne donnait pas d’air en basse pression bien que le manomètre indique 295 bar. Il était impossible d'enlever le premier étage car pas moyen de purger l'air même utilisant l’octopus ou l’inflateur du gilet. Il a été forcé d'enlever le manomètre qui a été sorti après avoir été dévissé, libérant bruyamment toute la pression. Le détendeur a été ramené à l'entretien et le plongeur a été informé que, bien que le premier étage soit taré à 300 bar et s estampillé comme tel, ils ne sont testées qu'à 232 bar. Le service technique a corrigé le problème et a re-rempli les deux bouteilles de 7 litres à 300 bar.

    Juillet 2016 16/134

    Un plongeur sur recycleur a effectué sur épave. En arrivant au fond à 32m et après +/5 minutes de plongée, il a eu une alarme CO2 alors qu'il a effectué une purge de diluant qui a effacé l'alarme. Environ quinze minutes plus tard à 30 m, il y avait une autre alarme de CO2 qui n’a pas pu être solutionnée par le diluent, de sorte que le plongeur est passé sur sa bouteille de secours, cessé la plongée et a fait surface avec une durée de plongée de 28 min.

    Juillet 2016 16/182

    Un plongeur en recycleur a effectué une plongée bateau sur épave épave à une profondeur de 30m lorsque son recycleur a signalé une alarme de CO2. Le plongeur a ouvert le circuit et a effectué une purge de diluent. L'alarme a cessé et le plongeur a continué. Environ 3 minutes plus tard, l'alarme CO2 s'est produite à nouveau. Le plongeur a a interrompu la plongée. Quand il a atteint 12 m, il a demandé une réserve d’air supplémentaire à titre préventif et a effectué un palier de sécurité de 5 min à 6 m. Il a fait surface avec une durée de plongée de 36 min à une profondeur maximale de 30m et n'a eu aucun effet négatif après la plongée. Il a démonté le recycleur mais n'a trouvé aucune cause évidente d'alarme et son recycleur a été remonté, prêt pour une nouvelle plongée.

    Juillet 2016 16/243

    Un plongeur et son copain, tous deux avec bi 2X12 lt à 200 bar effectuaient une plongée de bateau sur un récif. Ils ont atteint une profondeur maximale de 20 m pendant laquelle le plongeur a récolté trois crabes placés dans un sac. À environ 25 min et avec 120 bar, le plongeur a signalé à son copain de remonter. Le copain a déployé son parachute mais n'a pas su le déclipser. Le plongeur a passé le sac à son copain pour déployer son propre parachute, a repris le sac et l'a clipsé sur la bobine pour la remontée. Le binôme a effectué un palier de 3 min à 6 m et a fait surface avec un temps de plongée de 31 min. Le bateau était en retrait en train de récupérer d'autres plongeurs. Le plongeur avait gonflé son aile et son étanche mais sa tête restait immergée sous la surface. Le plongeur a immédiatement ajouté plus d'air dans sa wing, mais sans rien changer, car sa tête restait toujours sous l’eau. Il a ajouté plus d'air dans son étanche ce qui a soulevé la tête hors de l'eau, mais rendant la combi étanche très inconfortable et le plongeur avait du mal à respirer alors que la collerette lui serait trop la gorge. Il sentit sa ceinture de lest pousser devant ses hanches, et décida de la larguer alors qu'il avait un cordon de qui reliait la ceinture à une boucle de sa wing. Tout en ne sachant pas quel était le problème, le plongeur a décidé de se débarrasser de la ceinture de lest afin qu'il puisse se mettre à l’horizontale, disperser l'air dans son étanche et rendre ainsi plus facile la respiration. Il a défait sa ceinture, mais, comme elle était encore attachée par la cordelette à sa wing, elle a attiré sa tête sous l'eau provoquant un afflux d’air dans les jambes de la combi, inversant la position du plongeur (tête en bas). Toujours avec son détendeur et avec 100 bar d’air, le plongeur se sentait à mieux à l'aise. Au bout de quelques minutes, son masque a commencé à se remplir d’eau et il a lutté pour vidanger. Pour attirer l'attention des gens sur le bateau, il a commencé à agiter ses palmes jaunes dans l'air. Tout en faisant cela, il a tenté de soulever la ceinture de poids suspendue à la cordelette pour la déclipser mais elle était trop lourde. Il devenait maintenant essoufflé, il a alors accroché la ceinture de lest à la cordelette de son parachute, a pris son couteau, et a coupé la cordelette qui reliait sa ceinture à sa wing, ceinture soutenue par le parachute qui a coulé juste en dessous de la surface. Le plongeur a réussi à se redresser et a vu le bateau se diriger vers lui. Un autre plongeur s'est approché pour lui porter assistance et donc a laissé tomber le couteau pour des raisons de sécurité. Le plongeur a été récupéré à bord du bateau, mais le récit des événements pendant qu’il récupérait était sommaire jusqu’à ce qu'un autre plongeur lui ait apporté une bonne tasse de thé sucré. Le plongeur a contrôlé son matos de plongée et a constaté que l’inflateur de la wing avait un problème, de sorte qu'il n'avait pas pu la gonfler correctement pour se maintenir en surface. Il a vérifié son ordinateur qui affichait un temps de plongée de 38 minutes et indiquant qu'il avait lutté sur la surface pendant 7 min. Le lendemain, le plongeur a demandé ce qui s'est passé sur le bateau alors qu'il était dans l'eau. Le copain du plongeur avait alerté le bateau et ils ont vu le plongeur être à l’envers et agitant ses palmes dans l'air. Le skipper du bateau avait demandé si c'était normal. La réponse avait été que non, et que cela signifiait que le plongeur était en difficulté.

    Août 2016 16/150

    Un plongeur et ses deux copains ont effectué une plongée de bateau jusqu'à une profondeur maximale de 34m avec une durée de plongée de 43 min, y compris un palier de 5 minutes à 6m. Le plongeur utilisait un bi 2X10 lt séparés et a terminé la plongée avec des lectures de pression de 130 bar et 90 bar. Après un intervalle de surface de 2 heures 15 min, le trio a effectué une deuxième plongée à une profondeur maximale de 24 m. Le plongeur a commencé la plongée avec la bouteille à 90 bar ayant l'intention de changer de bouteille quand il aurait atteint 50 bar. Après environ 20 minutes de plongée, il a commencé à devoir tirer pour respirer et régler le débit ne faisait rien.
    Après deux ou trois inspirations, le détendeur n’a plu donné d'air et le plongeur a dû passé sur sa deuxième bouteille. Il a regardé le manomètre de la première bouteille qui indiquait 60 bar, mais quand il trituré le cadran, l'aiguille est tombée à 0 bar. Le plongeur a indiqué à ses copains qu'il avait maintenant 130 bar dans une seule bouteille et ont commencé la remontée quand il avait 70 bar dans sa bouteille. Les plongeurs ont fait surface avec un temps de plongée de 38 min, y compris un palier de sécurité de 3 min à 6 m. C'était la première fois que le plongeur avait eu un problème avec le manomètre.

    Août 2016 16/166

    Lors d’un cours recycleur, le recycleur d’un plongeur s’est mis en alarme CO2 à 18 m. Le plongeur a immédiatement ouvert le circuit et a effectué une chasse de diluent. L'alarme s’est coupée. Le plongeur a continué mais environ 3 minutes plus tard, l'alarme de CO2 s'est produite à nouveau. Le plongeur a annulé la plongée et a fait surface avec une durée de plongée, y compris un palier de sécurité de 3 min, de 41 minutes à une profondeur maximale de 20 m. Le plongeur a été récupéré sur le bateau et aucun effet néfaste n'a été ressenti. Entre les deux plongées, les piles ont été changées. La mer moyenne et rugueuse, a pu provoquer un souci à l’O ring. Le plongeur a continué le cours et s'est qualifié comme plongeur CCR.

    Septembre 2016 16/183

    Tout en effectuant une vérification de son matériel de plongée sur un bateau, un plongeur a vérifié le détendeur de sa bouteille pony et l'air respiré avait un goût huileux et métallique et une odeur désagréable. Il a demandé au staff de plongée d'essayer et ils ont confirmé que l'air ne sentait pas bon ou avait un goût de chiotte et a demandé au plongeur de ne pas utiliser sa bouteille de secours en plongée. Au retour sur le bord, la bouteille de secours (pony de 3 lt) a été inspectée et il a été constaté qu'il y avait de l’oxydation à la base et on a détecté 100 mg/m³ de vapeur d'eau. Le compresseur utilisé pour remplir le cylindre a été testé et certifié en ordre.


    SVP.

  12.  Lien sponsorisé
  13. #11
    Merci Patoche. Superbe boulot.
    Il serait je pense judicieux de creer un nouveau topic : Rapport du BSAC sur les incidents de plongée en 2016 - Incidents dus au materiel.
    Y-a-t-il un modo dans la salle?
    Clear Water Never Make Skillful Diver

  14. #12

  15. #13

  16. #14
    Beau Boulot

    Il n'y a pas des conclusions, parce qu'à lire les premiers rapport d'incidents, il semble y avoir une corrélation entre le gonflage de Parachute et les ADD................
    Dernière modification par freewillow ; 16/09/2017 à 11h56.

 

 

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